Pereiro : "Au service de Valverde"

Vainqueur de l'épreuve en 2006, après le déclassement de Floyd Landis, Oscar Pereiro aborde l'édition 2008 avec énormément d'ambitions. L'Espagnol devrait se mettre au service de son compatriote Alejandro Valverde.

OSCAR PEREIRO SIO, quelles ambitions nourrit votre équipe sur ce Tour 2008 ?

O.P.S. : On vient pour gagner. C'est normal, notamment en raison de notre sponsor principal, la Caisse d'Epargne. L'objectif majeur de notre saison, c'est évidemment le Tour de France. On s'est préparé sur le dernier Dauphiné Libéré, en y envoyant six des neuf coureurs de l'équipe sur la Grande Boucle.

Vous êtes-vous rendus dans les Alpes pour y reconnaître les étapes du Tour ?

O.P.S. : Depuis 2004, j'y vais souvent quelques mois avant le début du Tour. Cette saison, les Alpes risquent d'être très difficiles, notamment avec des cols à escalader comme celui de la Lombarde (NDLR : 16e étape) ou la Cime de la Bonette (16e étape également). Le lendemain, on aura au programme la Croix de Fer et l'Alpe-d'Huez (17e étape). Je pense qu'il y a beaucoup de possibilités pour ce Tour de France. C'est ouvert.

Dans quel état de forme se trouve Alejandro Valverde ?

O.P.S. : Il y a un mois sur le Dauphiné Libéré, il n'était pas encore à 100% mais il n'en était pas loin. La mentalité reste la même de toute façon. Il fait chaque course pour être le meilleur. Sur le Dauphiné, il a eu de bonnes conditions pour se préparer et pour gagner le Tour de France.

A Londres, l'an dernier, au moment du départ de la 94e Grande Boucle, l'atmosphère était lourde. Qu'espérez-vous pour 2008 ?

O.P.S. : Cette année, ça sera différent, je pense. 2007 a été une année compliquée pour moi. J'ai souvent été blessé. Ce n'était pas facile de vivre ce début de Tour l'an dernier. Mais la situation me plaisait : je n'étais pas le favori et ça m'allait parfaitement. Je n'avais pas la responsabilité de la course. Cette année, je me sens encore mieux car je n'ai pas ce costume de favori à endosser. Durant ce Tour, on va être au service d'Alejandro Valverde . Cette configuration de course me plait plus.

Qu'attendez-vous de cette édition 2008 ?

O.P.S. : J'espère qu'on ne parlera que de sport et de spectacle. Lors du dernier Tour, on a beaucoup parlé de dopage, d'extra-sportif. Tout le monde doit lutter contre le dopage, c'est une évidence. On a tous une responsabilité à assumer devant un tel problème. Cette année, je pense qu'on peut assister à un beau Tour de France. Je le souhaite en tout cas...

Où pourrait-on vous voir à l'attaque ? Avez-vous noté une étape en particulier ?

O.P.S. : Non. Le principal, c'est d'arriver sur l'épreuve en bonne condition physique. Je suis content d'être au sein d'une équipe comme la Caisse d'Epargne. On va rester tranquille au début. Je ne veux pas dire que je vais attaquer à tel ou tel endroit. On avisera au moment de la course...

# Posté le samedi 05 juillet 2008 04:48

Valverde: "Me battre pour la victoire"

Valverde: "Me battre pour la victoire"
Considéré par les observateurs comme le grand favori, Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne) arrive dans un état de forme optimal après sa victoire sur le Dauphiné LIbéré et aux Championnats d'Espagne. Il reste cependant mesuré et vise plutôt le podium.

Quel est votre objectif sur ce Tour de France ?

Alejandro Valverde: "J'espère une place sur le podium mais terminer 2e ou 3e serait déjà phénoménal. Bien sûr, je veux me battre pour la victoire finale mais je n'ai que 28 ans, j'ai encore le temps de gagner le Tour."

L'arrivée de la première étape, samedi à Plumelec, vous convient bien. Envisagez-vous quelque chose ?

A.V: "C'est vrai que c'est une arrivée (en côte) qui me correspond et ce serait un plaisir de porter le maillot jaune d'entrée mais c'est une étape dangereuse et rapide et il ne faudra pas prendre de risques inutiles. Défendre le maillot jaune aussi tôt serait en plus une très grosse responsabilité pour l'équipe."

Vous étiez le plus fort et le plus en forme au Dauphiné Libéré. Pensez-vous que votre forme va pouvoir aller en s'améliorant ?

A.V: "Je ne sais pas si j'étais le plus fort au Dauphiné mais j'étais l'un des plus forts. Cela a été très important de gagner là-bas pour ma motivation en vue du Tour. Deux semaines plus tard, j'étais encore bien au Championnat d'Espagne. Alors je vais essayer de dépenser le moins d'énergie possible dans la première semaine du Tour et en garder sous la pédale pour la troisième semaine car c'est là que les principaux favoris comme Cunego, les Schleck, Evans, Menchov, vont attaquer. Cette saison, j'ai été en forme très tôt, je l'étais encore la semaine dernière. J'espère bien que ça va continuer sur le Tour. Je n'ai pas changé mon entraînement cette saison mais j'ai moins couru, alors j'ai encore très envie de vélo."

Les Alpes, en troisième semaine, seront-elles décisives ?

A.V: "Oui, les Alpes, avec leurs trois étapes très dures, vont être la clé du Tour. Et la grande étape de l'Alpe-d'Huez sera d'autant plus difficile qu'il y aura déjà eu deux étapes très dures avant, avec le col d'Agnel et Prato Nevoso puis le col de la Lombarde et celui de la Bonette avant l'enchaînement Galibier, Croix-de-fer et Alpe-d'Huez. C'est à l'Alpe-d'Huez qu'on verra qui peut ou qui va gagner le Tour."

# Posté le samedi 05 juillet 2008 04:43

pronistique de JF

bon lui, il s'y connait et il croit pas du tous en Evans et il met sur le podium

valverde en jaune devant schleck (le petit frère) et cunego
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# Posté le vendredi 04 juillet 2008 14:09

les favoris

---------- LA COTE DES FAVORIS ----------

5 étoiles : Evans
4 étoiles : Valverde, Cunego
3 étoiles : Sastre, Menchov, F.Schleck
2 étoiles : A.Schleck, Zubeldia, Kirchen, Ricco
1 étoile : Pereiro, Astarloza, Popovych, Bruseghin, Kreuziger, Dessel, Soler, Fothen, Moreau, Nibali, Sanchez, Kohl



bon c'est l'article officiel moi personnellement j'aurait mit aussi valverde a 5 étoile et peut être sastre au même niveau que cunego

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 04:33

Questions pour un Tour

Questions pour un Tour
Un Tour de France, c'est beaucoup de mystères et autant d'interrogations. Avant que la route ne délivre sa vérité, voici, à trois jours du grand départ breton, les sept questions clés de la 95e Grande Boucle. Dans un peu plus de trois semaines, à Paris, nous aurons les réponses...



Qui sont les grands absents?

Il y a d'abord ceux qui paient l'addition de leurs erreurs, comme Ivan Basso et Alessandro Petacchi, toujours suspendus, Rasmussen ou Vinokourov, virés manu militari l'an passé, ou encore Tom Boonen, contrôlé positif à la cocaïne il y a peu. Parmi les prétendants à la victoire finale, les principaux absents sont à trouver chez Astana, bannie par ASO. Conséquence, Alberto Contador, tenant du titre, n'est pas là (voir ci-dessous), pas plus que Levi Leipheimer, troisième l'an passé ou Andreas Klöden, deuxième en 2004 et 2006. Outre ces trois têtes d'affiche, Vladimir Karpets (maillot blanc en 2004) n'a pas été retenu par l'équipe Caisse d'Epargne, pas plus que Thomas Dekker (Rabobank), jugé hors de forme par ses dirigeants, Michael Rogers (High Road), ou Gomez Marchante (Saunier Duval). Parmi les animateurs du début de saison, Pierre Rolland, Robert Gesink ou Daniele Bennati. Enfin, quelques vedettes ont choisi de faire l'impasse, à l'image de Bettini ou Di Luca.

Faut-il regretter l'absence de Contador?

Comme en 2006, après la retraite du septuple tenant du titre Lance Armstrong, le Tour de France s'élancera samedi sans son vainqueur sortant. Pourtant, Alberto Contador est encore bel et bien en activité. Mais l'Espagnol paie cash son arrivée à l'intersaison chez Astana, équipe jugée persona non grata par les organisateurs de la Grande Boucle.

Sportivement, on peut évidemment regretter l'absence de Contador. "C'est dommage. C'est le meilleur coureur actuel et les résultats ont plus de valeur quand ils sont obtenu face aux meilleurs", juge par exemple Andy Schleck. "Mais ce n'est pas à nous de décider de ça, tempère son ainé, Frank. Il y a des gens qui sont là pour ça et il faut leur faire confiance pour prendre les bonnes décisions."

L'embellie tricolore va-t-elle se poursuivre?

Le début de saison 2008 a été, de loin, le plus prometteur depuis longtemps pour le cyclisme français. Un petit vent de jeunesse et de renouveau a soufflé sur le peloton tricolore. Pourra-t-il se prolonger dans le contexte hyper relevé du Tour de France? A voir. Sur les 40 Français présents au départ à Brest, aucun n'a les moyens de remporter le Tour, ni même de rentrer dans les cinq premiers, sauf circonstances de course particulières. Mais la réussite actuelle d'un Sylvain Chavanel (6 victoires en 2008), le retour à un bon niveau d'un Dessel, le punch des Fedrigo, Voeckler et autres Casar, et le pointe de vitesse de Sébastien Chavanel ou Romain Feillu peuvent laisser augurer d'un certain dynamisme. Reste à savoir si les résultats suivront.

Un grand favori se dégage-t-il?

La fin du règne interminable de Lance Armstrong a plongé le Tour dans une forme d'anarchie, que les multiples affaires de dopage révélées depuis ont accru cette tendance. Ceux qui étaient susceptibles de prendre le relais du Texan (Vinokourov, Basso, Ullrich) ont ainsi été mis sur la touche. Le Tour se cherche donc encore un véritable patron. Difficile de voir dans le peloton 2008 un champion capable de mettre la concurrence à sa botte. Cadel Evans fait certes office de favori, mais sa personnalité et son passé n'imposent pas la crainte d'un Armstrong ou d'un Indurain jadis. Comme le précédent, ce Tour est donc à prendre.

Que penser du parcours?

La principale modification concerne évidemment la suppression du prologue, pour la première fois depuis 1967. Le court chrono initial est remplacé par une première étape en ligne, avec une arrivée en côte. Les organisateurs ont tout fait pour donner du rythme à la course, avec un premier contre-la-montre dès le quatrième jour de course, et la première arrivée au sommet, dans le Massif Central, moins d'une semaine après le départ. La première moitié du Tour, souvent chloroformée par les sprints massifs successifs, promet donc d'être plus animée que d'habitude. Tant mieux. Pour le reste, quatre arrivées au sommet (Super-Besse, Hautacam, Prato Nevoso, Alpe d'Huez) et une part raisonnable accordée aux contre-la-montre (82,5 km), l'équilibre entre grimpeurs et rouleurs est respecté, même si les premiers sont sans doute les mieux servis. "Le parcours est fait pour ceux qui osent", conclut Christian Prudhomme.

Quelle est la meilleure équipe sur le papier ?

Trois formations semblent ressortir du lot: Silence-Lotto, Caisse d'Epargne et CSC, avec une mention spéciale pour cette dernière. Entre Sastre et les frères Schleck pour le général, Cancellara pour une ou deux étapes et les chronos, et deux baroudeurs de luxe comme Voigt ou Arvesen, la troupe de Bjarne Riis est très impressionnante. Cadel Evans sera bien entouré lui aussi chez Silence.

Le principal favori du Tour peut compter sur Popovych ou Cioni en montagne, et des vieux briscards comme Vansummeren ou Aerts. En prime, Robbie McEwen peut viser des étapes et le maillot vert. Bref, Silence fera du bruit sur tous les fronts. Enfin, la Caisse d'Epargne d'Alejandro Valverde semble avoir les épaules assez larges pour contrôler la course si besoin. Le Murcien aura à ses côtés Oscar Pereiro, David Arroyo ou Jose Ivan Gutierrez. De quoi défendre un (éventuel) maillot jaune.

Est-on à l'abri d'un nouveau scandale?

Christian Prudhomme est-il superstitieux? Si c'est le cas, le patron du Tour doit craindre comme la peste cette édition 2008. Le chiffre 8 porte en effet la poisse depuis trois décennies. 78: Déclassement du Belge Michel Pollentier, maillot jaune à l'Alpe d'Huez pris en flagrant délit de tricherie au contrôle antidopage. 88: l'affaire Delgado, contrôlé positif mais sauvé par l'incohérence du règlement de l'époque. 98: L'affaire Festina, qui avait plongé le cyclisme professionnel dans un long tunnel dont il n'est pas encore sorti aujourd'hui. Peu épargné depuis sa prise de fonctions, Prudhomme a payé cher un lourd héritage (affaire Puerto en 2006, exclusions de Vinokourov et Rasmussen l'an dernier). ASO a donc tranché dans le vif en choisissant d'inviter qui bon lui semblait. Un Tour calme, sans scandale, permettrait à l'épreuve et au cyclisme professionnel de retrouver un peu de crédibilité. C'est tout le mal qu'on lui souhaite...

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 04:38