classement général ( 2ème étape)

1 Alejandro Valverde (ESP) Caisse d'Epargne 08:21:20
2 Kim Kirchen (LUX) High Road 08:21:21 + 00:00:01*
3 Oscar Freire Gomez (ESP) Rabobank 08:21:21 + 00:00:01*
4 Juan Jose Cobo (ESP) Saunier Duval-Prodir 08:21:21 + 00:00:01*
5 Cadel Evans (AUS) Silence-Lotto 08:21:21 + 00:00:01*
6 Jérôme Pineau (FRA) Bouygues Telecom 08:21:21 + 00:00:01*
7 David Millar (GBR) Garmin-Chipotle 08:21:21 + 00:00:01*
8 Riccardo Ricco (ITA) Saunier Duval-Prodir 08:21:21 + 00:00:01*
9 Frank Schleck (LUX) Team CSC 08:21:21 + 00:00:01*
10 Filippo Pozzato (ITA) Liquigas 08:21:21 + 00:00:01*
11 Oscar Pereiro (ESP) Caisse d'Epargne 08:21:21 + 00:00:01*
12 Philippe Gilbert (BEL) Française des Jeux 08:21:21 + 00:00:01*
13 Matteo Carrara (ITA) Quick Step - Innergetic 08:21:21 + 00:00:01*
14 Thor Hushovd (NOR) Crédit Agricole 08:21:27 + 00:00:07*
15 Erik Zabel (GER) Milram 08:21:27 + 00:00:07*
16 Samuel Sanchez (ESP) Euskaltel-Euskadi 08:21:27 + 00:00:07*
17 Andy Schleck (LUX) Team CSC 08:21:27 + 00:00:07*
18 Martin Elmiger (SUI) AG2R La Mondiale 08:21:27 + 00:00:07*
19 Mikel Astarloza (ESP) Euskaltel-Euskadi 08:21:27 + 00:00:07*
20 Yuri Trofimov (RUS) Bouygues Telecom 08:21:27 + 00:00:07*

pas de grand changement a part la disparition de Gilbert alors que son équipe a fait un gros boulot est bien sur Soler dernier du classement maintenant a plus de 10min

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 15:54

La réaction d'Hushovd

Le Norvégien Thor Hushovd (Crédit Agricole) a remporté au sprint la 2e étape du Tour de France, entre Auray et Saint-Brieuc (164,5 km). Il a devancé Kim Kirchen (LUX/Columbia) et Gerald Ciolek (ALL/Columbia). L'Espagnol Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne) conserve son maillot jaune.

Passé à côté samedi, Thor Hushovd a retrouvé le sourire. A l'arrivée, à Saint-Brieuc, qui n'avait plus accueilli la Grande Boucle depuis 2004 (victoire de l'Italien Filippo Pozzato alors sous les couleurs de la Fassa Bortolo), le Norvégien a remis les pendules à l'heure lors de la deuxième étape (164,5 km). Hushovd s'est imposé au sprint devant le Luxembourgeois Kim Kirchen, nouveau maillot vert, et l'Allemand Gerald Ciolek, deux hommes appartenant à la formation Columbia (ex-High Road).

Au terme d'un faux-plat montant dans les rues briochines, la fusée du Crédit Agricole s'est offert le sixième succès de sa carrière sur le Tour. Le premier Tricolore, Jimmy Casper (Agritubel) se situe à la huitième place de l'étape. "Dans le final, il fallait être fort. Mon équipe a bien travaillé. Je suis vraiment heureux. Quand Fabian Cancellara a attaqué, on n'a pas paniqué. J'ai rassuré mes coéquipiers, et notamment Mark Renshaw, en leur disant que je me sentais bien" , a expliqué le "Viking" de 30 ans. Soulagé par l'issue de cette 2e étape, le héros du jour peut désormais courir libéré : "Maintenant que j'ai ma victoire en poche, je peux en viser une deuxième puis une troisième. J'ai moins de pression désormais".

Chavanel lance les débats

Avant cette arrivée massive, deux puis quatre Français ont fait le spectacle sur les routes bretonnes. Parti dès la sortie d'Auray, ville inédite, en compagnie de huit autres coureurs, dont l'Allemand Jens Voigt (CSC), Sylvain Chavanel (Cofidis) a été le dernier de ceux-là à être repris par le peloton mené par l'équipe Bouygues Telecom. C'est à ce moment-là que Thomas Voeckler, qui est assuré de conserver son maillot à pois au moins jusqu'au départ de la 6e étape jeudi, a décidé de prendre le large. Désireux de conforter sa précieuse tunique si chèrement glanée la veille, le champion de France 2004 a pris les choses en main. En compagnie de Sylvain Chavanel. Encore lui.

Ces deux-là ont rapidement pris de l'avance sur un peloton une nouvelle fois permissif. S'entendant plutôt bien et ayant décidé de se partager les points de la montagne (et les primes allant avec), les deux fuyards connurent jusqu'à 6 minutes et 30 secondes d'avance. Au passage de la dernière des quatre difficultés du jour, la cote de Saint-Mayeux, deux autres Tricolores se sont extirpés du groupe maillot jaune. Christophe Moreau et David Le Lay (Agritubel), originaire de Saint-Brieuc, ont rapidement faussé compagnie à Valverde and co. Moreau, dévoilant son ambition de briguer le maillot à pois cette année...

La Française contre les Bleus

La jonction entre les deux duos français s'est faite à 57km de l'arrivée. Peu avares en relais, les deux hommes d'Agritubel ont fait l'essentiel du travail, mais les quatre Bleus n'ont rien pu faire contre le retour du peloton, emmené par... la Française des Jeux. A l'arrivée, le premier des hommes de Marc Madiot, Benoît Vaugrenard, n'a pointé qu'à la 47e place. Tout ça pour ça... A 3km de Saint-Brieuc, Sylvain Chavanel tentait un dernier baroud d'honneur. Pour finalement être avalé sous la flamme rouge. Le premier à lancer l'offensive a été Fabien Cancellara, alors que derrière se produisait une chute, dans laquelle se trouvait le maillot vert Philippe Gilbert (Française des Jeux). On crut durant quelques secondes que le Suisse allait refaire le coup de l'an dernier, à Compiègne. Lors du dernier Tour de France, le vainqueur de Milan - Sanremo 2008 s'était imposé en costaud, au nez et à la barbe des sprinteurs.

Cette année, ce ne fut pas le cas. Parfaitement lancé par son équipe, Thor Hushovd a finalement dompté la concurrence en franchissant la ligne avec autorité. Loin derrière, le pauvre Juan Mauricio Soler, diminué par une probable fracture au poignet gauche après une chute samedi et lâché par le peloton à 25 km de l'arrivée, achevait son long calvaire. Après deux jours d'épreuve, le maillot à pois 2007 compte déjà plus de dix minutes de retard (10'22") sur le maillot jaune Alejandro Valverde. Ce début de Tour ne sourit pas à tout le monde de la même façon...

La réaction d'Hushovd

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 13:57

Valverde, jaune premier

Valverde, jaune premier
Magistral vainqueur de la première étape du Tour de France 2008 à Plumelec, Alejandro Valverde a endossé le tout premier maillot jaune de sa carrière. Un fait d'armes de plus dans la saison (et la carrière) de l'Espagnol, qui s'installe tranquillement dans la peau de l'homme à battre.

Beaucoup de choses ont peut-être changé en un an dans le cyclisme. D'un Tour de France à l'autre, l'un de sinistre mémoire pour des motifs kazakho-danois, l'autre que l'on annonce comme celui du renouveau, on nous parle de changement. Soit. Mais certaines choses, elles, semblent immuables. Comme la nationalité du maillot jaune. L'édition 2007 s'est achevée avec un maillot jaune espagnol. Alberto Contador n'est plus là? A la bonne heure, voilà Alejandro Valverde qui surgit pour frapper d'entrée en 2008. Fort. Et Juste. Le Murcien de l'équipe Caisse d'Epargne s'est superbement placé sur orbite au sommet de la côte de Cadoudal samedi. Tous derrière et lui devant.

Alors, bien sûr, la Bretagne est encore loin de Paris. Surtout via les chemins de traverse du Tour. Mais pas question pour la formation espagnole de bouder son plaisir. "J'ai connu des départs du Tour moins souriants", s'amuse Francis Laffargue, chargé des relations publiques de la Caisse d'Epargne, en référence au retard de Pedro Delgado lors du prologue 1989. "C'est vraiment une journée de rêve, poursuit-il. Cette arrivée en côte, c'était un cadeau du ciel pour Alejandro. On dirait qu'elle avait été pensée pour lui."

Ce qu'Alejandro veut...

A tel point qu'il flottait comme un parfum de certitude chez Caisse d'Epargne entre Brest et Plumelec. Le matin, au départ, Yvon Ledanois, l'un des directeurs sportifs, nous avait confié le fond de sa pensée: "si Alejandro veut gagner, personne ne pourra le battre à Plumelec." A voir la facilité avec laquelle le double vainqueur de Liège-Bastogne-Liège a réglé son compte au peloton, on comprend qu'il ne s'agissait pas d'intox. "Ca avait peut-être l'air facile, mais je peux vous dire que c'était vraiment dur. Je me suis donné à fond pour gagner", assure Valverde.

A 28 ans, le voilà donc paré du maillot jaune, le tout premier de sa carrière. "Un rêve de gosse", avoue-t-il. Des tuniques dorées, Francis Laffargue en a vu défiler un paquet du temps de Delgado et, surtout, Indurain. Il se souvient de la première fois que le grand Miguel avait pris le pouvoir, à Val Louron, en 1991. "A l'époque, nous savions que ce serait le premier d'une très longue série." Et pour Valverde? "C'est très différent. Alejandro est un coureur fabuleux, un génie à certains égards, mais Indurain avait quelque chose de plus. Puis il était tellement dominateur dans les chronos qu'il pouvait écoeurer tous ses adversaires dès le premier chrono du Tour. Valverde n'en est évidemment pas capable. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas gagner..."

De Murcien à Martien?

Il serait effectivement cocasse de l'écarter de la liste des prétendants. Pour un peu, l'Espagnol accèderait même au statut de favori numéro un. L'intéressé s'en défend: "Je n'ai pas marqué des points pour la victoire finale aujourd'hui (NDLR: hier). Cette arrivée me convenait, j'en ai profité, c'est tout.""Mais ça veut tout de même dire qu'il est là, qu'il se sent bien, serein et sûr de lui, reprend Laffargue. Surtout, il est dans une spirale très positive. C'est très bon pour lui et ça rejaillit sur toute l'équipe."

Et maintenant, que faire de ce maillot? "On va le défendre, mais pas à tout prix", promet Francis Laffargue. Mais ce "maillot yaune", comme disait Delgado, est un cadeau. Pas un fardeau. "Je ne crois pas que ça me mette une pression supplémentaire, juge Valverde. Au contraire. Deux des objectifs de l'équipe sont déjà remplis: gagner une étape et porter le maillot. Ca me donne beaucoup plus de tranquillité pour la suite." De Murcien à Martien, il n'y a qu'une syllabe, mais plus qu'un pas. Pourtant, surfant sur cette vague du succès qui le porte depuis le début du printemps, Valverde commence sérieusement à inquiéter la concurrence...

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 03:07

classement général ( 1ère étape)

1 Alejandro Valverde (ESP) 04:36:07 00:00:00
2 Philippe Gilbert (BEL) 04:36:08 00:00:01
3 Jérôme Pineau (FRA) 04:36:08 00:00:01
4 Kim Kirchen (LUX) 04:36:08 00:00:01
5 Riccardo Ricco (ITA) 04:36:08 00:00:01
6 Cadel Evans (AUS) 04:36:08 00:00:01
7 Frank Schleck (LUX) 04:36:08 00:00:01
8 Filippo Pozzato (ITA) 04:36:08 00:00:01
9 Oscar Freire Gomez (ESP) 04:36:08 00:00:01
10 Oscar Pereiro (ESP) 04:36:08 00:00:01
11 David Millar (GBR) 04:36:08 00:00:01
12 Juan Jose Cobo (ESP) 04:36:08 00:00:01
13 Matteo Carrara (ITA) 04:36:08 00:00:01
14 Carlos Sastre (ESP) 04:36:14 00:00:07
15 Thor Hushovd (NOR) 04:36:14 00:00:07
16 Fabian Cancellara (SUI) 04:36:14 00:00:07
17 Andy Schleck (LUX) 04:36:14 00:00:07
18 Christian Vandevelde (USA) 04:36:14 00:00:07
19 Samuel Sanchez (ESP) 04:36:14 00:00:07
20 Stefan Schumacher (GER) 04:36:14 00:00:07


vainqueur en rouge est les prétendant en gras sachant que valverde prend déja le maillot jaune une charge pour son équipe

# Posté le samedi 05 juillet 2008 14:07

Valverde frappe d'entrée

Valverde frappe d'entrée
Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne), qui a produit son effort à 300m de l'arrivée, a remporté la 1re étape du Tour de France, samedi à Plumelec. L'Espagnol, qui s'empare du maillot jaune, a devancé Philippe Gilbert (Française des Jeux) et Jérôme Pineau (Bouygues). Les Français se sont montrés.

Pour ce 95e Tour de France, les organisateurs avaient opté pour une mini-révolution, une étape vallonnée, avec quatre difficultés au programme, plutôt que le traditionnel prologue qui attendait les coureurs depuis 1967. Histoire de mettre un peu de piment d'entrée de jeu dans une épreuve qui cherche ses marques et surtout à se refaire une image auprès du public. Et bien en a pris à Christian Prudhomme et ses acolytes ! Au soir du premier rendez-vous, le Tour de France s'offre déjà l'un des favoris en jaune, au terme d'un finish comme il en rêvait. Le premier homme fort de la Grande Boucle se nomme Alejandro Valverde. Certes, l'Espagnol troquerait volontiers ce jaune-là contre celui des Champs-Elysées, mais il pourra se targuer d'avoir réussi le premier tour de force.

Alors qu'on l'avait longtemps vu serein à l'arrière du peloton tandis que ses équipiers travaillaient à l'avant, le Murcien a surgi de nulle part dans la côte de Cadoudal, dans un timing parfait. Dans la dernière ascension, Romain Feillu (Agritubel) puis Stefan Schumacher (Gerolsteiner) avaient tenté leur chance en vain avant que Kim Kirchen n'accélère. On voyait alors le leader de l'équipe Columbia filer en solitaire vers la ligne. Mais c'était sans compter sur les 500 derniers mètres pentus de Plumelec. Valverde en force sortait du groupe de tête, et de la roue de Cadel Evans. Le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège avalait ses rivaux les uns après les autres jusqu'à laisser sur place Kirchen à 200m de l'arrivée. Coup dur pour le Luxembourgeois qui se faisait également griller la politesse par Philippe Gilbert (Française des Jeux) et Jérôme Pineau (Bouygues).

Les favoris au rendez-vous

Journée, en revanche, faste pour Valverde qui signe sa 2e victoire d'étape sur le Tour de France, après son succès en 2005 à Courchevel devant Lance Armstrong, et s'empare surtout du tout premier maillot jaune de sa carrière, assorti du vert du classement par points. "L'équipe a fait un travail phénoménal, soulignait-il à l'arrivée. J'ai rempli mon premier objectif, remporter une étape. On verra ensuite comment ça se passe, mais j'ai la meilleure forme que j'ai jamais eue en attaquant le Tour de France." La suite, c'est déjà dimanche entre Auray et Saint-Brieuc (164,5km). Le leader de la Caisse d'Epargne avait ciblé cette première étape et la conséquence immédiate, le maillot jaune, était donc connue. Une tenue qu'il cèdera sans doute très volontiers sur les routes bretonnes, tout en prenant garde de contrôler la course pour ne pas s'exposer à une malencontreuse déconvenue.

Ses adversaires directs ne sont qu'à une seconde au général et ont tous fini dans le Top 10 (Ricco 5e, Evans 6e, Schleck 7e). Avec son finish tonitruant, Valverde a néanmoins marqué un premier point psychologique. La fin de la balade bretonne ne se fera très vraisemblablement pas en jaune. Sans doute l'Espagnol essaiera-t-il de se concentrer sur le contre-la-montre de Cholet, mardi, véritable occasion de prendre du temps à ses adversaires.

Des Français à l'attaque

Pour cette première sortie nationale, les Français ne se sont pas cachés. A peine Brest quitté, Lilian Jégou sonnait la charge et faussait compagnie au peloton, entraînant dans sa roue ses compatriotes Sylvain Augé (Cofidis), Thomas Voeckler (Bouygues Telecom) et Geoffroy Lequatre (Agritubel). Le contingent étranger était représenté par Ruben Perez (ESP/Euskaltel), Jose Luis Arrieta (ESP/AG2R), Bjorn Schröder (ALL/Milram) et David De la Fuente (ESP/Saunier Duval). Pendant 188 km, les fuyards y ont longtemps cru, comptant jusqu'à 8'15" d'avance sur le peloton. Mais sous la poussée des Crédit Agricole, l'une des rares formations françaises à avoir raté le coche de l'échappée, et des Caisse d'Epargne, la fuite au long cours était vouée à l'échec. Seul Voeckler, premier porteur du maillot à pois, gardera un bon souvenir de cette balade entre Finistère et Morbihan.

A 7km de Plumelec, Jegou, élu coureur le plus combatif du jour, et De La Fuente n'avaient plus qu'à se serrer la main et à laisser les gros bras en découdre. Le peloton avait d'ailleurs été ralenti dans sa chevauchée finale par la chute de Juan Mauricio Soler (KM 187). La fin d'étape du Colombien de Barloworld ressemblait à un véritable chemin de croix. Le vainqueur du classement de la montagne 2007, visiblement touché au poignet, était même tout près de finir dans le public après un tout droit dans un virage. Il ralliait finalement l'arrivée avec plus de trois minutes de retard. Une fin de journée que ne connaîtrait pas Hervé Duclos-Lassalle. Pour sa première participation, le coureur de Cofidis s'arrête dès la 1re étape, victime d'une chute et d'un poignet sans doute fracturé.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 14:00